Je viens tout juste d’en finir de jointoyer le dernier coin de mon extérieur, et franchement, je ne suis pas convaincu à 100 %. J’avais choisi un mortier prévu pour l’extérieur, une gamme pas trop chère, mais à force de le manipuler, j’ai vite réalisé qu’il était un peu trop pâteux, du coup, il a coulé dans certains joints, laissant quelques traces à nettoyer à la petite cuillère.
En plus, il faisait chaud, donc le mélange a séché plus vite que prévu, ce qui a laissé quelques petites bulles et déformations. La texture colle aux doigts, l’odeur humide et poussiéreuse emplit encore mes narines. Je me dis qu’avec des conseils solides, je pourrais faire mieux la prochaine fois, parce que là, je sens qu’il faut revoir la technique et peut-être choisir un mortier plus précis pour l’extérieur.
Voilà pourquoi je voulais partager cette expérience, pour éviter d’en refaire une erreur semblable.
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TogglePourquoi vos joints de carrelage extérieur méritent toute votre attention
Vous savez, poser du carrelage en extérieur, ce n’est pas qu’une question d’apparence ou de finition. Ce sont les joints qui tiennent tout ensemble : ils assurent à la fois la solidité du revêtement, son étanchéité face aux intempéries, et garantissent qu’il tiendra bon dans le temps.
Pourtant, combien d’entre nous foncent tête baissée sans vraiment réfléchir au mortier ou à la technique de jointoiement ? Parlons-en sans détour.
Étanchéité : protéger votre sol contre l’eau et ses caprices
Un joint bien fait, c’est un bouclier contre l’eau qui essaie de s’infiltrer entre vos carreaux. Ce n’est pas seulement pour ne pas marcher dans une flaque d’eau, mais surtout pour éviter des catastrophes : un carrelage qui se décolle, des moisissures qui s’installent, ou pire, les dégâts causés par le gel et le dégel.
En extérieur, il faut penser à utiliser des mortiers avec des additifs hydrofuges : ils limitent la pénétration de l’eau tout en laissant le support respirer très légèrement.
Résister au temps et aux passages : la force du joint
Le joint n’est pas là juste pour faire joli. Il soutient chaque dalle, absorbe les petits chocs, et évite que des fissures se propagent. Pensez au trafic piéton, aux changements de température, à l’usure du temps…
Le mortier doit être choisi avec soin, et respecté dans son temps de séchage, pour que votre sol tienne sur la durée sans casser ni s’user prématurément.
L’esthétique : l’art de sublimer votre carrelage
Rien ne gâche plus une jolie pose qu’un joint mal fait : trop fin, trop épais, bosselé, ou qui déborde. Ça donne vite un effet négligé.
Je vous assure, prendre le temps de bien travailler cette étape, c’est offrir à votre espace extérieur une vraie touche de finesse et d’élégance. Et ça change tout !
Comment bien choisir son mortier pour des joints d’extérieur qui durent
Je vous le dis franchement : c’est ici que ça se joue à 80 % ! En extérieur, votre carrelage doit faire face au soleil, à la pluie, au vent et au gel. Ce n’est pas le moment de miser sur du premier prix qui va lâcher au bout d’un an.
Ciment, époxy… et ces petits plus qui font toute la différence
Le ciment classique, c’est toujours le plus courant. Mais soyons honnêtes, il souffre pas mal quand il sèche trop vite sous le soleil ou le vent, surtout en été.
Des marques comme Mapei ont enrichi leurs mortiers en hydrofuges, ce qui change la donne. Et puis il y a le joint époxy, un peu comme le haut de gamme : plus cher, c’est vrai, mais ultra résistant, hydrofuge, et qui vous garantit un revêtement solide comme un roc. Simplement, c’est un métier de savoir le poser correctement.
Adapter sa recette à la météo : un petit secret à chérir
Vous avez remarqué comme un mortier peut changer d’aspect selon la chaleur ou le vent ? Il faut jouer avec ça. Moins d’eau, travailler tôt le matin ou à l’ombre, humidifier un peu les carreaux avant la pose… Ce sont des astuces simples qui vous éviteront les joints coulés ou la fissuration.
C’est un peu comme une recette de cuisine, il faut s’adapter !
Ces pièges dans lesquels je suis tombé, et comment vous les éviter
Les guides ne vous le disent pas toujours, mais choisir un mortier bas de gamme sans additifs, c’est signer pour une galère à moyen terme : joints friables, mousse, infiltrations, et donc travaux coûteux.
Mieux vaut investir un peu au départ pour éviter la corvée de réparation qui vous fera perdre temps et argent.
Les gestes et astuces pour réussir vos joints extérieurs comme un pro
Réussir ses joints, ce n’est pas étaler le mortier à la va-vite en espérant que ça tienne. Il y a une vraie démarche, un savoir-faire à prendre au sérieux.
Préparez bien la scène avant de commencer
Patience est maître-mot : attendez 24 heures après avoir posé vos carreaux pour que la colle ait bien fait son boulot. Nettoyez bien, dépoussiérez, et humectez légèrement les bords des carreaux.
Cela facilite la pose du mortier et le nettoyage final, en évitant qu’il colle trop aux surfaces.
Travaillez avec précision, comme un artisan attentif
Le secret ? Passer la raclette en caoutchouc en diagonale par rapport aux carreaux, en appuyant fermement. Cela remplit bien chaque trou, sans bulles ni vides.
Évitez les grands gestes qui risquent de laisser des trous ou de l’air emprisonné. Ensuite, épongez vite avec une éponge légèrement humide pour un fini net, qui mettra vos carreaux en valeur.
Nettoyer, protéger, répéter
Une fois le joint posé, ne laissez pas le hasard décider. Nettoyez avec soin, éliminez toute trace avant qu’elle ne sèche.
Et surtout, protégez vos travaux contre la pluie ou le soleil intense. Une bâche ou un léger arrosage pendant le séchage, c’est souvent l’assurance d’un joint homogène, solide et joli.
Combien ça coûte vraiment ? Parlons argent sans tabou
C’est tentant de se dire que tous les mortiers se valent, et que de toute façon, un joint, ça se refait. Je vous invite à y réfléchir autrement.
Le prix à l’achat, et le vrai budget chantier
Vous trouverez du mortier ciment basique autour de 5 à 12 € le sac de 5 kg. Les joints époxy, eux, s’affichent souvent entre 25 et 40 €, sans compter les additifs et accessoires.
Pour quelques dizaines d’euros en plus, vous offrez à votre chantier la qualité nécessaire pour ne pas devoir le reprendre plus tard. Pensez aussi aux outils : raclettes, éponges, membranes… 20 € de plus qui sauvent vos travaux.
Le piège de l’économie à court terme
Un joint “pas cher” peut vous lâcher en deux ou trois ans seulement. Tandis qu’un joint bien posé avec un produit adapté vous tiendra facilement dix ans sans état d’âme.
La facture pour refaire, elle, peut facilement doubler le budget initial quand on comptabilise tout.
Investir aujourd’hui pour ne pas dépenser demain
Au final, dépenser un peu plus au départ, ça ressemble à une folie… jusqu’à ce que vous réalisiez que ça vous évite des tracas et des dépenses lourdes. La durée de vie et la tranquillité n’ont parfois pas de prix. Vous ne croyez pas ?
Les pièges et risques à connaître pour éviter les mauvaises surprises
Le joint extérieur doit survivre à bien des attaques : mécaniques, climatiques, chimiques. L’ignorer, c’est s’exposer à des soucis auxquels on ne pense pas toujours.
Les blessures invisibles du séchage mal géré
Le plus grand ennemi, c’est le séchage trop rapide ou irrégulier. L’eau qui s’évapore trop vite, le gel qui arrive au mauvais moment, l’eau qui s’infiltre… Résultat ? Des fissures, des joints fragiles ou qui explosent carrément.
Protégez la zone, surveillez la météo, et si besoin, pensez aux retardateurs de prise : ça change tout.
Infiltrations d’eau et sols glissants
Un joint poreux laisse passer l’eau, qui finit par déchausser les carreaux. En hiver, le gel pousse l’eau qui, en gelant, fait sauter le revêtement. Et n’oubliez pas : un sol mouillé mal jointé, c’est aussi plus glissant.
On risque la chute, et personne n’en a envie, croyez-moi.
La sécurité sur votre chantier, un point trop souvent négligé
Certains mortiers ou additifs dégagent des vapeurs qui irritent. Je vous le dis franchement, pensez toujours à vos gants, vos lunettes et un masque anti-poussière. Et gardez enfants et animaux loin jusqu’au séchage total.
C’est une précaution qui sauve bien des ennuis.
| Type de joint | Prix indicatif (€/5kg) | Durabilité | Étanchéité | Difficulté d’application | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mortier ciment standard | 5 – 12 | 2 – 5 ans | Moyenne | Faible | Économique, facile à trouver | Moins étanche, faible durée de vie sans additifs |
| Mortier amélioré (avec hydrofuges) | 10 – 18 | 6 – 10 ans | Bonne | Moyenne | Bonne protection contre l’eau, adaptable | Prix modérément plus élevé |
| Joint époxy | 25 – 40 | 10 ans et + | Excellente | Élevée | Ultra durable, hydrofuge, esthétique stable | Coûteux, mise en œuvre technique |
Foire Aux Questions
Combien de temps faut-il pour que vos joints d’extérieur sèchent vraiment ?
En général, comptez entre 24 et 48 heures. Ça dépend bien sûr de votre mortier, mais aussi de la chaleur, l’humidité ou le vent qu’il fait dehors.
Par temps très ensoleillé ou venteux, la surface sèche vite, mais l’intérieur du joint peut prendre plus de temps : patientez avant d’emprunter la zone, vous éviterez les fissures.
Quel mortier choisir pour que vos joints soient vraiment étanches ?
Pour l’extérieur, c’est quasiment obligatoire d’avoir un mortier enrichi en hydrofuges. Les joints époxy sont les champions de l’étanchéité et résistent à toutes les agressions.
Pour une terrasse ou un balcon exposé, c’est un investissement qui vaut vraiment le coup.
Comment éviter que vos joints ne se fendent ?
Ma principale astuce : évitez de travailler quand il fait trop chaud ou qu’il y a un vent sec. Réduisez légèrement la dose d’eau dans votre mélange, posez les joints dans de bonnes conditions, puis couvrez la zone posée pour ralentir l’évaporation.
Ces gestes simples sauvent bien des tracas.
Quels outils sont indispensables pour un jointoiement réussi en extérieur ?
Pour ça, je vous recommande : une raclette en caoutchouc, une taloche rigide, un seau d’eau pour nettoyer, une éponge humide… et si vous pouvez, une membrane ou une bâche pour protéger le tout en cas de pluie ou de soleil intense.
Ces équipements sont un véritable petit plus pour un résultat parfait.
Faut-il prévoir un budget spécial pour ce genre de mortier ?
Oui, un peu plus que pour un mortier intérieur classique. Opter pour un mortier hydrofuge ou époxy, ajouter les bons accessoires, c’est un investissement… mais qui vous évite bien des dépenses plus lourdes dans le futur.
C’est un peu de soin en plus aujourd’hui pour beaucoup plus de sérénité demain.



